Téléchargez l’infographie sur la culture du risque, le PCS et le DICRIM
Anticiper pour mieux protéger
Aucune commune n’est à l’abri d’un événement majeur.
Inondations, tempêtes, mouvements de terrain, accidents industriels, feux d’espaces naturels, épisodes neigeux, canicules ou crises sanitaires peuvent perturber durablement la vie locale et mettre en danger les habitants.
Face à ces situations, la préparation constitue l’un des leviers les plus efficaces pour limiter les conséquences humaines, matérielles et économiques.
Cette préparation repose principalement sur deux outils complémentaires :
- le DICRIM, qui informe les habitants ;
- le PCS, qui organise la réponse communale.
Ensemble, ils constituent le socle de la résilience locale.
Développer une véritable culture du risque
Mieux connaître les risques pour mieux réagir
La culture du risque consiste à permettre à chacun de comprendre les dangers présents sur son territoire et de savoir comment réagir lorsqu’un événement survient.
Cette démarche concerne :
- les élus ;
- les agents communaux ;
- les habitants ;
- les associations ;
- les entreprises ;
- les établissements scolaires.
Une population informée adopte généralement des comportements plus adaptés en situation d’urgence.
Elle facilite également l’action des secours.
Une responsabilité du maire
Le maire joue un rôle essentiel dans le développement de cette culture du risque.
Il lui appartient notamment :
- d’informer la population ;
- d’organiser la préparation communale ;
- de sensibiliser les acteurs locaux ;
- de mettre à disposition les informations utiles.
Comme le rappelle le Mémento du maire, la prévention et l’information préventive participent directement à la mission de protection des populations exercée par les élus locaux.
Le DICRIM : informer avant la crise
Qu’est-ce qu’un DICRIM ?
Le Document d’information communal sur les risques majeurs (DICRIM) est un document destiné aux habitants.
Il présente de manière pédagogique :
- les risques présents sur la commune ;
- leurs conséquences potentielles ;
- les mesures prises par la collectivité ;
- les consignes de sécurité ;
- les moyens d’alerte disponibles.
L’objectif est simple : permettre à chaque habitant de devenir acteur de sa propre sécurité.
Pourquoi est-il important ?
Lors d’une crise, les premières minutes sont souvent décisives.
Un habitant qui connaît :
- les comportements à adopter ;
- les lieux à éviter ;
- les moyens de s’informer ;
sera généralement plus réactif et plus autonome.
Le DICRIM contribue ainsi à réduire la vulnérabilité de la population.
Un document vivant
Le DICRIM ne doit pas rester dans un tiroir.
Il peut être valorisé à travers :
- le site internet communal ;
- les réseaux sociaux ;
- les bulletins municipaux ;
- les réunions publiques ;
- les actions de sensibilisation dans les écoles.
L’information préventive gagne à être diffusée régulièrement.
Le PCS : organiser la réponse communale
Qu’est-ce qu’un PCS ?
Le Plan communal de sauvegarde (PCS) est le document opérationnel qui organise la gestion de crise à l’échelle de la commune.
Il définit :
- les responsabilités de chacun ;
- les procédures d’alerte ;
- les moyens disponibles ;
- les modalités de protection de la population ;
- l’organisation de la cellule de crise.
Le PCS constitue le véritable mode d’emploi de la commune lorsqu’un événement majeur survient.
Un outil de pilotage pour les élus
Le PCS permet aux élus de disposer rapidement :
- d’une organisation claire ;
- d’un annuaire de crise ;
- d’une répartition des missions ;
- de procédures préétablies ;
- de solutions d’accueil de la population.
Cette préparation réduit considérablement le temps nécessaire à la prise de décision.
Une obligation pour de nombreuses communes
La réglementation a progressivement renforcé les obligations liées au PCS.
Aujourd’hui, de nombreuses communes exposées à des risques majeurs doivent disposer d’un PCS et le maintenir à jour.
Les communes concernées doivent également organiser régulièrement des exercices afin de vérifier l’efficacité de leur dispositif.
Le PCS et le DICRIM : deux outils complémentaires
Une confusion existe parfois entre ces deux documents.
Pourtant, leurs objectifs sont différents.
Le DICRIM
Le DICRIM répond à la question : « Que doivent savoir les habitants ? »
Il informe.
Le PCS
Le PCS répond à la question : « Comment la commune s’organise-t-elle ? »
Il organise.
Ensemble, ils renforcent la résilience locale
Une commune disposant :
- d’un DICRIM connu ;
- d’un PCS opérationnel ;
- d’élus formés ;
- d’agents préparés ;
dispose d’un avantage considérable lorsqu’une crise survient.
Pourquoi tester son organisation ?
Un plan non testé reste théorique
La meilleure façon de vérifier l’efficacité d’un PCS consiste à le mettre à l’épreuve.
Les exercices permettent notamment :
- d’identifier les points faibles ;
- de vérifier les procédures ;
- de former les nouveaux élus ;
- d’améliorer la coordination ;
- d’actualiser les documents.
Chaque exercice contribue à renforcer la préparation communale.
Créer une dynamique collective
Les exercices constituent également une occasion de rassembler :
- les élus ;
- les services municipaux ;
- les partenaires institutionnels ;
- les opérateurs ;
- les associations.
Ils favorisent la création d’une véritable culture locale de gestion de crise.
Bonnes pratiques
Mettre à jour régulièrement les documents
Réaliser des exercices
Associer les habitants
Impliquer les partenaires locaux
Exemple concret
Crue rapide sur un bassin versant
Une commune est confrontée à un épisode pluvieux exceptionnel.
Grâce à son PCS :
- la cellule de crise est activée immédiatement ;
- les missions des élus sont connues ;
- les personnes vulnérables sont contactées ;
- les moyens communaux sont mobilisés ;
- les habitants reçoivent rapidement les consignes de sécurité.
Le temps gagné permet de mieux protéger la population et de soutenir l’action des secours.
Quiz : testez vos connaissances !
📞 Une question ?
Votre premier interlocuteur est le chef du centre d’incendie et de secours de votre secteur. Il pourra vous conseiller et éventuellement vous orienter vers les services spécialisés du Sdis 76.
Besoin d’un accompagnement complémentaire ?